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Microbes intestinaux liés à l'évolution de la taille du cerveau dans une étude sur les primates

En un coup d'œil

  • Étude publiée dans Microbial Genomics le 2 décembre 2024
  • Les microbes intestinaux de primates à gros cerveaux ont augmenté l'utilisation d'énergie chez les souris
  • Les chercheurs prévoient d'inclure davantage d'espèces de primates dans leurs travaux futurs

De nouvelles recherches ont identifié une connexion entre les microbes intestinaux et les schémas métaboliques liés à la taille du cerveau chez les primates, fournissant un aperçu de la manière dont le microbiote peut influencer la physiologie de l'hôte.

L'étude, publiée dans Microbial Genomics, a impliqué le transfert de bactéries intestinales provenant d'humains, de singes écureuils et de macaques dans des souris exemptes de germes, et l'observation des changements dans le métabolisme et la physiologie des animaux.

Les chercheurs ont mesuré plusieurs traits physiologiques chez les souris, y compris la prise de poids, le pourcentage de graisse corporelle, le glucose à jeun et la fonction hépatique, pour évaluer comment différents microbiotes de primates affectaient leurs hôtes.

Les souris ayant reçu des microbes intestinaux d'humains et de singes écureuils, deux espèces à gros cerveaux, ont montré des changements métaboliques favorisant une production et une utilisation accrues d'énergie. En revanche, les souris ayant reçu des microbes de macaques, qui ont des cerveaux plus petits, ont démontré un stockage accru de graisse.

Ce que les chiffres montrent

  • L'étude a été publiée le 2 décembre 2024
  • Des microbiotes intestinaux de trois espèces de primates ont été utilisés : humain, singe écureuil et macaque
  • Les traits physiologiques mesurés comprenaient la prise de poids, le pourcentage de graisse, le glucose à jeun et la fonction hépatique

Selon la publication, cette recherche est la première à montrer que les microbes intestinaux de différentes espèces animales peuvent directement causer des différences métaboliques associées à la taille du cerveau entre les espèces.

Katherine Amato, professeure associée d'anthropologie à l'Université Northwestern et première auteure de l'étude, a déclaré que les différences dans le microbiote intestinal pourraient représenter un mécanisme inexploré soutenant les besoins énergétiques des cerveaux des primates.

Les résultats indiquent que les microbes intestinaux pourraient avoir contribué à l'évolution de cerveaux plus gros en influençant le métabolisme énergétique de leurs hôtes. Cela suggère un lien possible entre la composition du microbiote et le développement du cerveau chez les espèces de primates.

Les chercheurs ont annoncé des plans pour élargir leur enquête en incluant d'autres espèces de primates avec une gamme de tailles de cerveau et en examinant d'autres facteurs tels que les composés microbiens, la fonction immunitaire et le comportement.

* Cet article est basé sur des informations publiquement disponibles au moment de la rédaction.

Sources et pour aller plus loin

Note : Les sources sont en anglais, donc certains liens peuvent être en anglais.

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