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La graisse beige liée à la régulation de la pression artérielle dans des études récentes

En un coup d'œil

  • La graisse beige près des vaisseaux sanguins aide à détendre les artères et à réguler la pression artérielle
  • Des variantes génétiques affectant la graisse beige sont associées à une pression artérielle plus élevée chez les humains
  • La masse graisseuse du tronc est positivement liée à la pression artérielle, tandis que la masse graisseuse des jambes montre une association négative

Des recherches scientifiques récentes ont identifié des rôles clés pour différents types de graisse corporelle dans la régulation de la pression artérielle, en mettant l'accent sur la graisse beige et ses contrôles génétiques.

La graisse beige, un tissu thermogénique trouvé autour des vaisseaux sanguins, a montré qu'elle influence la pression artérielle en envoyant des signaux qui détendent les parois artérielles. Ce processus contribue au maintien d'un flux sanguin sain et d'une fonction vasculaire. Les résultats soulignent l'importance de la distribution et de la composition des graisses dans la santé cardiovasculaire.

Dans des études en laboratoire, des souris génétiquement modifiées pour ne pas avoir de graisse beige ont présenté une pression artérielle plus élevée et une sensibilité accrue de leurs vaisseaux sanguins à l'angiotensine II, un composé qui constricte les vaisseaux sanguins. Des recherches supplémentaires sur ces souris ont indiqué que l'absence de graisse beige entraînait des niveaux élevés de l'enzyme QSOX1, qui était associée à des changements fibrosiques dans les vaisseaux sanguins et au développement de l'hypertension.

L'analyse des données génétiques humaines a identifié des variantes dans le gène PRDM16, qui est responsable du maintien de l'identité de la graisse beige, comme étant liées à une pression artérielle plus élevée. Cette association suggère un composant génétique dans la relation entre la graisse beige et la régulation cardiovasculaire.

Ce que montrent les chiffres

  • Plus de 14 000 adultes ont été inclus dans une étude examinant la graisse corporelle et la pression artérielle
  • La masse graisseuse du tronc a montré la plus forte association positive avec la pression artérielle systolique et diastolique
  • Chez les enfants, la leptine sérique expliquait environ 79 % du lien entre la graisse corporelle et la pression artérielle chez les garçons et 42 % chez les filles

Les études de composition corporelle ont détaillé comment la graisse dans des régions spécifiques du corps est corrélée à la pression artérielle. Dans une cohorte de plus de 14 000 jeunes et adultes d'âge moyen, une masse graisseuse du tronc plus élevée a été identifiée comme le plus fort contributeur positif à la pression artérielle systolique et diastolique. En revanche, une plus grande masse graisseuse des jambes était associée à des lectures de pression artérielle plus basses.

Des recherches impliquant des enfants d'âge scolaire ont montré que la leptine sérique, une hormone produite par le tissu adipeux, médie une grande partie de la relation entre la graisse corporelle et la pression artérielle. La proportion de cet effet était trouvée plus élevée chez les garçons que chez les filles, indiquant des différences possibles entre les sexes dans les mécanismes sous-jacents.

D'autres études ont révélé que les biomarqueurs inflammatoires, y compris l'insuline, l'adiponectine, l'ostéocalcine, la leptine et l'hormone parathyroïdienne (PTH), jouent un rôle dans la médiation des effets de la composition corporelle sur la pression artérielle et le risque de développer de l'hypertension. Ces biomarqueurs sont impliqués dans des interactions complexes entre le tissu adipeux et la régulation cardiovasculaire.

Collectivement, ces résultats provenant de modèles animaux, d'études génétiques et de recherches populationnelles fournissent des preuves que le type et l'emplacement de la graisse corporelle, ainsi que les marqueurs biologiques associés, sont des facteurs importants dans le contrôle de la pression artérielle.

* Cet article est basé sur des informations publiquement disponibles au moment de la rédaction.

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